Ce glossaire de la santé réunit les termes médicaux qui reviennent le plus dans les articles du site, des symptômes courants aux examens et au parcours de soins. Chaque définition renvoie à un article qui approfondit le sujet, sans remplacer l’avis d’un professionnel de santé.
Acide hyaluronique
Définition : L’acide hyaluronique est une molécule naturellement présente dans l’organisme, en particulier dans la peau, les articulations et l’œil. Il retient l’eau et participe à l’hydratation et à la cohésion des tissus.
Il appartient aux glycosaminoglycanes, de longues chaînes de sucres, et c’est le plus simple d’entre eux. On le trouve notamment dans le liquide synovial des articulations et dans l’humeur vitrée de l’œil, dont il tire son nom, du grec hyalos, qui signifie vitreux. La peau en contient environ la moitié de la quantité présente dans l’organisme.
Dans la peau, il comble les espaces entre les cellules et participe à l’hydratation des tissus. Il intervient aussi dans l’inflammation et la cicatrisation, ce qui explique son usage dans des produits destinés à favoriser la réparation de la peau ou des muqueuses.
Depuis les années 1990, il entre dans de nombreux dispositifs médicaux, médicaments et cosmétiques. En ophtalmologie, certaines préparations favorisent la cicatrisation après une opération de la cataracte. Les injections dans les articulations arthrosiques, elles, n’ont pas fait la preuve de leur efficacité sur la douleur.
En médecine esthétique, il est utilisé en injections de comblement. Ces gestes ne sont pas anodins : des complications, parfois graves, ont été décrites lorsque l’injection est mal réalisée. Le choix d’un produit ou d’un acte relève d’un échange avec un professionnel de santé.
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Coloscopie
Définition : La coloscopie est un examen du côlon et du rectum réalisé avec un endoscope, un tube souple muni d’un système optique introduit par l’anus. Elle sert au diagnostic et permet aussi de retirer des polypes pendant l’examen.
Le coloscope est guidé progressivement jusqu’au début du côlon. L’opérateur insuffle du gaz ou de l’eau pour décoller les parois, puis examine la muqueuse au retrait de l’appareil. Des prélèvements peuvent être faits, et un polype retiré est envoyé au laboratoire pour analyse.
L’examen se déroule le plus souvent sous anesthésie générale, en ambulatoire. Le patient sort quelques heures plus tard, à condition d’être accompagné. Il est désagréable mais non douloureux, et les complications, comme une perforation ou un saignement après l’ablation d’un polype, sont rares.
La réussite de l’examen dépend de la propreté du côlon. Le patient suit un régime sans résidus, pauvre en fibres, pendant les trois jours qui précèdent, puis prend une préparation qui vide l’intestin, en plusieurs fois, la veille et le matin de l’examen. Les consignes précises sont remises par le médecin lors de la consultation.
La coloscopie est l’examen de référence pour le dépistage du cancer du côlon. Elle est indiquée notamment après un test positif de recherche de sang dans les selles, en cas d’antécédents de polypes ou de cancer, pour le suivi des maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ou devant des saignements digestifs.
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Comorbidité
Définition : En médecine, la comorbidité est la présence d’un ou plusieurs troubles associés à une maladie principale, ainsi que l’effet de ces troubles associés sur l’état de santé du patient.
On parle de comorbidité lorsqu’une personne vit avec une maladie principale et une ou plusieurs autres affections en même temps, par exemple une maladie du cœur associée à un diabète. Ces maladies associées influencent souvent le choix des traitements et l’évolution de l’état de santé.
En psychiatrie, le terme désigne la présence simultanée de plusieurs diagnostics. Il n’implique pas forcément plusieurs maladies distinctes, mais l’impossibilité de résumer la situation du patient en un seul diagnostic.
Il ne faut pas confondre comorbidité et morbidité. La morbidité désigne les effets durables d’une maladie ou d’un traumatisme sur la santé, et le taux de morbidité mesure la proportion de personnes atteintes d’une maladie dans une population donnée, sur une période donnée.
La morbidité se distingue aussi de la mortalité : la maladie ne cause pas la mort, mais laisse des séquelles. Avec la mortalité et la qualité de vie, elle fait partie des critères qui servent à évaluer la sévérité d’un trouble.
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Consanguinité
Définition : La consanguinité désigne le fait que les deux parents d’un enfant sont apparentés, c’est-à-dire qu’ils ont un ou plusieurs ancêtres communs. Elle est d’autant plus marquée que le lien de parenté entre eux est étroit.
En génétique, on la mesure par le coefficient de consanguinité, noté F et compris entre 0 et 1. Il exprime la probabilité que les deux versions d’un même gène portées par un individu soient identiques parce qu’elles proviennent d’un même ancêtre.
La consanguinité augmente le risque de maladies génétiques récessives : un enfant a davantage de chances d’hériter de la même mutation par ses deux parents. Des études ont relevé en moyenne, chez les enfants issus d’unions consanguines, un risque accru de mortalité infantile, des troubles de la fertilité et une espérance de vie diminuée.
Les règles varient selon les pays : le mariage entre cousins est autorisé en France, soumis à une demande spéciale au tribunal de la famille en Belgique et interdit en Chine depuis 1980. En France, la consanguinité est devenue une pratique très marginale, alors qu’elle reste courante dans d’autres régions du monde.
Au Pakistan, selon l’enquête démographique et de santé de 2017-2018, près de la moitié des femmes mariées de 15 à 49 ans déclaraient avoir épousé un cousin germain. Certaines maladies génétiques, comme les thalassémies ou la mucoviscidose, y sont plus fréquentes qu’ailleurs.
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Dysesthésie
Définition : La dysesthésie est un trouble de la sensibilité, qui peut être diminuée ou exagérée. Elle se manifeste par des sensations anormales et désagréables, comme des douleurs, des picotements, des brûlures ou un engourdissement.
La dysesthésie traduit un fonctionnement perturbé des nerfs qui transmettent les sensations. Elle peut être liée à une lésion de la moelle épinière, mais les sensations ressenties ne s’accompagnent pas toujours d’une anomalie visible de la peau.
On la rapproche de la paresthésie, qui regroupe des sensations désagréables mais non douloureuses, comme des fourmillements, des picotements ou des engourdissements. La dysesthésie peut, elle, être franchement douloureuse. Les deux termes décrivent des symptômes et non une maladie précise.
Les troubles de ce type ont de nombreuses causes possibles : atteinte d’un nerf, carence en vitamine B12, hypoglycémie, migraine avec aura, sclérose en plaques ou effets de certains traitements, entre autres. Au niveau du cuir chevelu, ces sensations peuvent survenir sans lésion visible.
Des sensations anormales qui persistent, s’étendent ou s’accompagnent d’autres symptômes justifient une consultation médicale. Le médecin, et si besoin un dermatologue ou un neurologue, recherche la cause avant de proposer une prise en charge adaptée.
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Fièvre
Définition : La fièvre, ou pyrexie, est une élévation contrôlée de la température du corps au-dessus de sa valeur habituelle. Elle traduit le plus souvent une réaction de défense de l’organisme face à une infection ou à une inflammation.
La température du corps est réglée par l’hypothalamus, une zone du cerveau qui fonctionne comme un thermostat. Lors d’une infection, des substances appelées pyrogènes, produites par les microbes ou par les globules blancs, relèvent ce point de consigne. Le corps produit alors de la chaleur, notamment par des frissons, et limite ses pertes jusqu’à atteindre la nouvelle valeur.
La température normale moyenne de l’être humain est d’environ 37 °C, avec des variations selon les personnes et le moment de la journée. Chez l’enfant, on parle de fièvre à partir de 38 °C en mesure rectale au repos. La valeur lue dépend aussi du site de mesure : la température prise sous le bras est plus basse que la température rectale, qui sert de référence.
La fièvre évolue en général en trois phases : la montée thermique, souvent accompagnée de frissons, un plateau, puis la défervescence, quand la température redescend. Elle participe aux défenses de l’organisme en stimulant l’immunité, ce qui explique qu’elle accompagne la plupart des infections courantes.
La fièvre est un signe et non une maladie : sa cause compte davantage que le chiffre affiché par le thermomètre. Une fièvre mal tolérée, qui dure ou qui s’associe à d’autres signes inhabituels justifie un avis médical, en particulier chez le nourrisson, la personne âgée ou la personne fragile.
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IMC
Définition : L’IMC, ou indice de masse corporelle, est une mesure de la corpulence obtenue en divisant le poids, en kilogrammes, par le carré de la taille, en mètres. Il s’exprime en kg/m².
Il est aussi appelé indice de Quetelet, du nom du mathématicien belge Adolphe Quetelet, qui l’a conçu au milieu du XIXe siècle. Par exemple, une personne de 1,70 m qui pèse 65 kg a un IMC d’environ 22,5 : 65 divisé par 1,70 au carré, soit 2,89.
L’Organisation mondiale de la santé l’a retenu en 1997 comme norme pour évaluer les risques liés au surpoids chez l’adulte. Un IMC compris entre 18,5 et 25 correspond à une corpulence normale. Au-dessous, on parle de maigreur, de 25 à 30 de surpoids, et à partir de 30 d’obésité.
L’IMC reste un indicateur et non une mesure de la masse grasse. Il ne distingue pas une personne musclée d’une personne qui ne l’est pas : un sportif peut dépasser 25 sans risque pour sa santé. Le tour de taille complète l’évaluation, car la graisse abdominale est associée à un risque accru de diabète et de maladies cardiovasculaires.
Les seuils de l’adulte ne s’appliquent pas tels quels aux enfants, dont l’IMC s’interprète avec des courbes de croissance selon l’âge. Le calcul est d’abord un outil de dialogue avec le médecin, qui tient compte de la morphologie et de l’état de santé au-delà du seul chiffre.
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Jeûne
Définition : Le jeûne est la privation de nourriture, volontaire ou non, accompagnée ou non d’une privation de boisson. Sur le plan physiologique, on considère qu’il commence à partir de la sixième heure après le dernier repas.
Pendant les premières heures, l’organisme puise dans le glycogène, une réserve de sucre stockée dans le foie et les muscles, pour maintenir la glycémie. Ces réserves étant limitées, le foie fabrique ensuite du glucose à partir d’autres substances, comme des acides aminés, le lactate ou le glycérol : c’est la néoglucogenèse.
Les graisses du tissu adipeux constituent la principale réserve d’énergie du corps et la principale source d’énergie pendant un jeûne qui se prolonge. Leur dégradation produit des acides gras puis des corps cétoniques, que le cerveau peut utiliser en partie à la place du glucose.
On distingue classiquement un jeûne court, de douze heures à trois ou quatre jours, puis un jeûne prolongé, qui commence vers le cinquième ou le septième jour et au cours duquel l’organisme cherche à épargner ses protéines. Les protéines des muscles ne sont alors mobilisées qu’en dernier recours.
Mal contrôlé ou trop prolongé, le jeûne peut conduire à la mort. Pour le cancer, une revue du réseau NACRe publiée en 2017 n’a pas trouvé de preuve d’un effet, bénéfique ou délétère, chez l’humain. Une personne malade, enceinte ou sous traitement demande un avis médical avant toute restriction alimentaire importante.
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Maladie d’Alzheimer
Définition : La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative du cerveau qui entraîne la perte progressive et irréversible des fonctions mentales, en particulier de la mémoire. C’est la cause la plus fréquente de démence.
Elle porte le nom du psychiatre et neuropathologiste allemand Alois Alzheimer, qui en a décrit le premier cas au début du XXe siècle. La maladie se caractérise par des plaques amyloïdes qui se forment entre les neurones et par des agrégats de protéines tau à l’intérieur de ceux-ci.
Les premiers troubles touchent le plus souvent la mémoire des faits récents, avant d’atteindre les souvenirs plus anciens, le langage, le raisonnement et l’autonomie dans la vie quotidienne. Dans environ 95 % des cas, la maladie débute après 65 ans.
La prévalence de la maladie varie selon les pays et les régions. Les chiffres disponibles proviennent surtout d’études menées dans les pays développés, et l’âge de la population pèse fortement dans les comparaisons, puisque la maladie touche surtout les personnes âgées.
La maladie reste incurable à ce jour. La recherche porte sur des médicaments capables de freiner la neurodégénérescence et sur des biomarqueurs permettant de la détecter plus tôt. Des troubles de la mémoire inhabituels ou qui s’aggravent justifient une consultation chez le médecin traitant.
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Malaise vagal
Définition : Le malaise vagal, ou malaise vasovagal, survient quand le nerf vague ralentit trop le cœur tandis que la pression artérielle chute. La baisse de l’irrigation du cerveau qui en résulte peut entraîner une brève perte de connaissance.
C’est la cause la plus fréquente des pertes de connaissance brèves. Il est favorisé par la station debout prolongée, la chaleur, un lieu confiné, la fatigue, une émotion, une douleur vive ou la vue du sang ou d’une aiguille. Dans certains cas, aucun facteur déclenchant n’est retrouvé.
Avant le malaise, la personne ressent souvent une grande faiblesse, des sueurs, des nausées, des bâillements, des vertiges ou une vision qui se trouble jusqu’au voile noir. La perte de connaissance, quand elle survient, est de courte durée. Le malaise peut rester isolé ou se répéter.
Face à un malaise, on allonge la personne, les jambes surélevées en l’absence de traumatisme, et l’on vérifie sa conscience et sa respiration. Si elle ne répond plus, on la place en position latérale de sécurité. Il faut éviter qu’elle se relève seule trop vite, car un nouveau malaise peut survenir dans les heures qui suivent.
Le malaise vagal est bénin en lui-même, mais il ne peut pas être distingué d’emblée d’un malaise d’origine cardiaque ou neurologique, et la chute peut causer des blessures. Des malaises répétés, inexpliqués ou accompagnés d’une chute justifient un avis médical.
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Médecin traitant
Définition : Le médecin traitant est le médecin choisi et déclaré auprès de l’Assurance maladie pour assurer le suivi médical d’un patient. Il est le premier interlocuteur en matière de santé et oriente vers un spécialiste en cas de besoin.
Le médecin traitant coordonne les soins : il assure un premier niveau de recours, connaît et gère le dossier médical, oriente dans le parcours de soins, établit le protocole de soins en cas d’affection de longue durée et assure une prévention personnalisée, comme la vaccination. Il peut être un généraliste ou un spécialiste.
Le choix est libre, mais le médecin doit accepter ce rôle. La déclaration se fait en ligne par le médecin, avec la carte Vitale, ou au moyen d’un formulaire signé par le patient et le médecin. Pour un enfant de moins de 16 ans, au moins un des parents choisit le médecin traitant. Il est possible d’en changer à tout moment, sans justificatif.
Consulter d’abord son médecin traitant permet de rester dans le parcours de soins coordonnés et d’être remboursé normalement. Un patient qui consulte directement un autre médecin est en principe moins bien remboursé, sauf exceptions, par exemple en cas d’urgence, d’absence du médecin traitant ou d’éloignement du domicile.
Certains spécialistes restent en accès direct, sans passage préalable par le médecin traitant : gynécologue, ophtalmologue, psychiatre et stomatologue, à condition d’avoir déclaré un médecin traitant. Les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes se consultent aussi directement, dans le respect du parcours de soins.
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Œdème aigu du poumon
Définition : L’œdème aigu du poumon, ou OAP, est une accumulation brutale de liquide dans les poumons, au niveau des alvéoles ou des espaces qui les entourent. Il perturbe les échanges gazeux et peut provoquer une insuffisance respiratoire.
Le plus souvent, l’OAP est d’origine cardiaque : on parle d’œdème cardiogénique. Une défaillance du cœur gauche fait monter la pression dans les capillaires pulmonaires, et le liquide passe du sang vers les poumons. Les cardiopathies ischémiques, l’hypertension, les maladies des valves ou un trouble du rythme cardiaque figurent parmi les causes possibles.
L’œdème peut aussi être lésionnel : la paroi qui sépare les alvéoles des vaisseaux sanguins devient anormalement perméable, sans que la pression ait augmenté. Ce mécanisme relève du syndrome de détresse respiratoire aiguë. D’autres formes plus rares existent, comme l’œdème qui survient après une agression cérébrale ou lors d’activités sportives aquatiques.
Les signes associent une gêne respiratoire d’installation rapide ou progressive, aggravée en position couchée, parfois une toux avec une expectoration mousseuse, rosée ou blanchâtre. Le diagnostic s’appuie sur l’examen clinique, la radiographie pulmonaire, l’électrocardiogramme, des analyses de sang et l’échographie cardiaque.
L’OAP est une urgence médicale. La prise en charge, en général à l’hôpital, associe la position semi-assise, l’apport d’oxygène, des diurétiques pour éliminer l’excès de liquide et, selon la pression artérielle, des médicaments vasodilatateurs. Le traitement de la cause et des facteurs déclenchants complète ces mesures.
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Paracétamol
Définition : Le paracétamol, appelé acétaminophène dans certains pays, est un médicament antalgique et antipyrétique : il soulage les douleurs d’intensité faible à modérée et fait baisser la fièvre.
Utilisé depuis le début des années 1950, il fait partie des médicaments les plus utilisés au monde et il est le plus prescrit en France, sous des noms commerciaux comme Doliprane, Dafalgan ou Efferalgan. Son mécanisme d’action n’est pas entièrement élucidé et passerait surtout par le système nerveux central.
Contrairement à l’aspirine ou à l’ibuprofène, le paracétamol n’a pas d’effet anti-inflammatoire. Il présente moins de contre-indications que d’autres antalgiques, ce qui explique sa popularité, mais il reste un médicament à prendre en respectant la dose et l’intervalle entre les prises.
Le principal danger tient au surdosage, qui peut provoquer de graves lésions du foie. Le risque augmente en cas de maladie du foie, d’alcoolisme, de jeûne prolongé ou de dénutrition. Le paracétamol entre dans la composition de nombreux médicaments : il faut vérifier la composition de chaque produit pris en même temps pour éviter un cumul involontaire.
À la dose de 4 grammes par jour, le paracétamol semble augmenter légèrement la pression artérielle, sans conséquence médicale démontrée. En cas de doute sur la dose adaptée, de traitement en cours ou de maladie chronique, le pharmacien ou le médecin sont les interlocuteurs à consulter.
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Psoriasis
Définition : Le psoriasis est une maladie inflammatoire chronique à médiation immunitaire, qui touche surtout la peau. Il se traduit le plus souvent par des plaques rouges recouvertes de squames blanchâtres.
Les lésions résultent d’une inflammation du derme et de l’épiderme et d’un renouvellement excessif des cellules de la peau. Le psoriasis en plaques est la forme la plus courante. Les plaques siègent volontiers sur les coudes, les genoux, le cuir chevelu et le bas du dos, et peuvent démanger.
Il existe d’autres formes : le psoriasis en gouttes, souvent déclenché par une infection des voies respiratoires supérieures, le psoriasis des plis, l’atteinte des ongles ou le psoriasis pustuleux, plus rare. Une partie des patients développe un rhumatisme psoriasique, qui touche les articulations.
Le psoriasis n’est pas contagieux. Son origine est multifactorielle et probablement en partie génétique. En Europe, il touche 3 à 5 % de la population. Il se distingue de l’eczéma, terme qui recouvre plusieurs affections, dont l’eczéma atopique, d’origine allergique, et l’eczéma de contact.
On ne sait pas encore guérir le psoriasis, mais de nombreux traitements, locaux ou généraux, atténuent nettement les symptômes et améliorent la qualité de vie. Le choix revient au médecin ou au dermatologue, selon l’étendue et la localisation des lésions.
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Tremblement essentiel
Définition : Le tremblement essentiel est une maladie neurologique qui provoque des tremblements, surtout des mains et des bras, lors des gestes ou du maintien d’une posture. Sa cause n’est pas établie, d’où le qualificatif d’essentiel.
C’est la plus fréquente des maladies des mouvements anormaux. Le tremblement apparaît quand le muscle travaille, par exemple pour écrire, manger ou tenir un objet, et peut aussi toucher la tête, la mâchoire ou la voix. On parle de tremblement d’action ou postural, par opposition au tremblement de repos.
Il ne doit pas être confondu avec la maladie de Parkinson, dans laquelle le tremblement apparaît plutôt au repos. Les deux affections peuvent toutefois coexister chez une même personne. De nombreux cas sont familiaux, ce qui a valu au trouble le nom de tremblement familial.
Le tremblement essentiel n’apparaît pas pendant la nuit, mais certaines personnes décrivent un léger tremblement au réveil qui devient plus net dans les minutes qui suivent. La fatigue, les émotions fortes, le stress, la caféine ou une baisse du sucre sanguin peuvent l’accentuer.
Un tremblement qui s’installe ou qui gêne les gestes du quotidien mérite un avis médical. Le médecin recherche ce qui peut l’expliquer ou l’aggraver, comme la caféine ou certains médicaments, et oriente si besoin vers un neurologue.
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Variant
Définition : Un variant est une forme d’un virus qui se distingue de la souche d’origine par une ou plusieurs mutations de son matériel génétique. Le terme est très employé pour le SARS-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19.
Comme tout virus, le SARS-CoV-2 évolue en se multipliant : des erreurs de copie de son génome apparaissent et certaines se transmettent. La plupart n’ont pas d’effet notable, mais quelques combinaisons de mutations modifient la contagiosité du virus ou sa capacité à échapper en partie à l’immunité. Il existe des milliers de variants, regroupés en lignées.
L’Organisation mondiale de la santé classe les variants selon le niveau de vigilance qu’ils exigent : variant préoccupant, variant d’intérêt et variant sous surveillance. Depuis 2021, elle désigne les principaux variants par une lettre grecque, comme alpha, delta ou omicron, pour ne pas les associer à un lieu géographique.
Après les vagues dues aux variants alpha puis delta, de nombreuses sous-lignées d’omicron ont circulé dans le monde. Chaque nouveau variant fait l’objet d’un suivi par les autorités sanitaires, qui analysent sa diffusion, les symptômes observés et l’efficacité des vaccins à son égard.
Les symptômes d’une infection virale peuvent ressembler à ceux d’autres maladies saisonnières, chez l’enfant comme chez l’adulte. Devant des symptômes inhabituels, qui durent ou qui s’aggravent chez un enfant, l’avis d’un médecin ou d’un pédiatre permet d’écarter une complication.
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