Un taux d’alanine aminotransférase (ALAT, ou SGPT) peut varier sans symptôme, alors qu’une anomalie significative n’indique pas toujours une maladie grave. Les valeurs de référence diffèrent selon les laboratoires et dépendent du sexe, de l’âge ou encore de la corpulence. Une augmentation isolée d’ALAT n’est pas systématiquement synonyme de pathologie hépatique.La distinction entre élévation transitoire et anomalie persistante conditionne la prise en charge. Certains médicaments, infections ou efforts physiques récents faussent l’interprétation des résultats. L’association avec d’autres paramètres biologiques, comme l’aspartate aminotransférase (ASAT), permet d’orienter le diagnostic.
Transaminases ALAT (SGPT) et ASAT : comprendre leur rôle et leur importance dans le bilan sanguin
Les transaminases, en particulier l’ALAT (alanine aminotransférase, ou SGPT) et l’ASAT (aspartate aminotransférase, ou SGOT), sont devenues incontournables dans l’analyse du bilan hépatique. Ces enzymes, concentrées dans les cellules du foie, participent activement au métabolisme des acides aminés. Une élévation dans le sang signale souvent une agression cellulaire, le plus souvent d’origine hépatique, mais pas uniquement.
Le dosage de l’ALAT et de l’ASAT fait figure d’étape clé lors d’une prise de sang pour explorer le fonctionnement du foie. L’ALAT se distingue par sa spécificité hépatique, alors que l’ASAT se retrouve aussi dans les muscles, le cœur et les globules rouges. Pour affiner l’analyse, le rapport ASAT/ALAT se révèle particulièrement utile.
| Paramètre | Spécificité | Localisation tissulaire |
|---|---|---|
| ALAT (SGPT) | Hautement spécifique | Foie |
| ASAT (SGOT) | Moins spécifique | Foie, muscle, cœur, globules rouges |
L’élévation de ces enzymes, qu’elle soit conjointe ou isolée, guide la réflexion du professionnel de santé. Un taux d’ALAT supérieur à celui de l’ASAT oriente vers une atteinte du foie, tandis qu’un excès d’ASAT peut pointer vers une cause musculaire ou cardiaque. Cette analyse fine s’avère déterminante pour choisir la suite du bilan sanguin et la stratégie de prise en charge adaptée.
Interpréter les résultats : valeurs normales, causes d’anomalie et impact sur la santé
Le dosage de l’alanine aminotransférase (SGPT/ALAT) fait désormais partie des analyses de routine pour le bilan sanguin. Les valeurs de référence peuvent varier d’un laboratoire à l’autre, mais se situent le plus souvent entre 8 et 35 UI/L chez l’adulte. Une valeur isolée, surtout si elle reste proche de la norme, ne traduit pas forcément une maladie. C’est le contexte médical qui donne le sens au chiffre.
Quand l’ALAT grimpe, la première piste reste une atteinte du foie. Le foie gras (stéatose hépatique), les hépatites virales et l’alcool figurent parmi les causes les plus courantes. Certains traitements, comme le paracétamol, les antibiotiques ou les statines, peuvent aussi modifier le taux. Parfois, un repas trop copieux ou une séance de sport intensive la veille du prélèvement suffit à faire bouger les résultats, sans que cela ne traduise une maladie sous-jacente.
Le praticien ne s’arrête jamais à la seule biologie. Il confronte systématiquement les résultats au vécu du patient. Voici les symptômes qui méritent attention :
- fatigue persistante,
- jaunissement de la peau (ictère),
- douleurs du côté droit sous les côtes,
- troubles digestifs.
Dans la grande majorité des situations, une élévation modérée sans aucun signe d’alerte n’appelle qu’une surveillance rapprochée. En revanche, si le taux s’envole à plus de dix fois la normale ou s’accompagne d’autres anomalies du bilan hépatique (bilirubine, phosphatases alcalines), il faut rechercher une cause aiguë ou sévère sans tarder.
La lecture d’un bilan sanguin ne se limite jamais à un chiffre. Chaque résultat doit s’inscrire dans une vision d’ensemble, où l’écoute du patient et l’analyse globale priment. C’est à ce prix qu’on protège vraiment la santé hépatique et qu’on évite les raccourcis hâtifs. Les chiffres racontent une histoire, mais seul le contexte en révèle la véritable portée. La prochaine fois que vous tenez un bilan sanguin entre vos mains, souvenez-vous : un résultat isolé n’écrit jamais le diagnostic à lui seul.


